Les normands célèbres (non contemporain)

Guillaume le Conquérant : 1er normand célèbre

Guillaume le Conquérant (Falaise 1027 ou 1028 – Rouen 1087), Duc de Normandie (1035-1087) et roi d’Angleterre (1066-1087). Fils illégitime du duc de Normandie Robert 1er qui le succéda, il ne s’imposa en Normandie qu’en 1047.

Les normands parmi les plus illustres

Corneille Pierre

Pierre Corneille est un poète dramatique français (Rouen 1606 – Paris 1684). Fils d’avocat, avocat lui-même, il se sentit très tôt attiré par la carrière poétique.

Flaubert Gustave

Gustave Flaubert est un écrivain français (Rouen 1821 – Croisset 1880) , Gustave Flaubert grandit dans le cadre de l’Hôtel-Dieu de Rouen dont son père fut médecin-chef, il partagea l’exaltation romantique de sa génération et se passionna très tôt pour la littérature.

Géricault Théodore

Théodore Géricault est un peintre français (Rouen 1791 – Paris 1824), celui qui peignait les chevaux. Il est mort d’une chute de cheval à l’âge de 33 ans.

Monod Théodore

Théodore Monod est un naturaliste français (Rouen 1902 – Versailles 2000). Fils et petit-fils et arrière petit-fils de pasteurs protestants, Théodore Monod se jure à l’âge de 5 ans de devenir naturaliste, lors d’une visite au Jardin des plantes

de Maupassant Guy

Guy de Maupassant est un écrivain français (Château de Miromesnil 1850 – Paris 1893), qui a eut une enfance libre et heureuse en Normandie où il assiste à la débâcle de 1870, puis accepte un emploi de fonctionnaire à Paris.

Le Bovier de Fontenelle Bernard

Bernard Le Bovier de Fontenelle est un philosophe et poète français (Rouen 1657 – Paris 1757), fils d’avocat et neveu des Corneille, c’est un bel esprit fréquentant les salons (Lettres galantes en 1685). Il prit parti pour les modernes dans sa Digression sur les Anciens et les Modernes en 1687 et s’adonna sans succès, à la composition dramatique.

Les écrivains normands célèbres

La Normandie est réputée pour son temps tempéré et le climat normand semble propice à l’épanouissement des plumes et écrivains normands de fort calibre. Flaubert, Maupassant, et Corneille rien que pour la Seine-Maritime. La Varende dans l’Eure, Barbey d’Aurévilly dans la Manche, Alphonse Allais dans le Calvados, sans oublier les attaches familiales de Victor Hugo, avec sa pauvre Léopoldine, et Alexandre Dumas enterré à Puys où son fils avait une maison.

Peintres normands célèbres

Si une province française a jamais eu le génie du pinceau c’est bien la Normandie ! L’histoire d’amour des peintres et de la Normandie débute en 1858, dans une boutique du Havre. Un Honfleurais inconnu rencontre un adolescent qui, sans trop se casser la tête, dessine des caricatures de notables locaux. Il l’invite à venir peindre avec lui dans la nature. C’est comme cela qu’Eugène Boudin, le barbu au panama, éveilla la vocation du futur maître de Giverny, Claude Monet; un normand lui aussi.

Nicolas Poussin, l’allégorique était des Andelys, mais peignit l’Italie. Théodore Géricault, le témoin tourmenté de l’Empire, naquit à Rouen, mais partit pour Paris. Les commandes et la renommée l’attendaient là-bas; comme elles attendront plus tard Jean-François Millet, Raoul Dufy, Francis Léger et Marcel Duchamp, tous compatriotes de Boudin.

De 1830 à 1880, pourtant, ce fut au tour de la Normandie d’inspirer les peintres. A la fin du XVIIIe siècle, les terres d’inspiration classique (Italie, Flandre, …) cèdent le pas au paysage romantique. Turner s’extasie devant les ciels normands. A Paris, Boudin découvre les impressionnistes. Son talent chaleureux va rallier ses confrères : déjà en vogue chez les écrivains (Stendhal, Sand, Baudelaire, Dumas fils, les Goncourt, Zola, …), la Normandie devient un jardin de peintres, à la grande joie des paysans qui négocieront tout au prix fort.

Aujourd’hui, le moindre musée normand a recueilli leurs traces. Courbet immortalise « le jardin de la mère Toutain », la logeuse de Honfleur chez qui Boudin reçoit ses confrères. Pissaro s’installe prés de Gisors. Corot plante son chevalet devant la Seine. Renoir s’adonne aux portraits prés de Dieppe. Bazille et Sisley écument la côte. Signac, Seurat et Théodore Rousseau accourent en Normandie. Manet peint à Cherbourg. Quant à Monet, il connaître l’extase devant la cathédrale de Rouen avant de s’installer à Giverny. De son bassin aux nymphéas découlera un demi-siècle de peinture. Ce demi-siècle c’est l’apogée de la peinture française.